Ask Surfrider #2: La désalinisation des mers

Marc, responsable du programme « Qualité de l’eau et santé » de Surfrider Foundation Europe, répond à la question de Saidou sur la désalinisation des mers.

Si vous aussi vous avez des questions, n’hésitez pas à nous écrire sur le blog ou via nos réseaux sociaux (Facebook/ Twitter).

A vos questions !

 

Surfrider Foundation Europe est une association à but non lucratif (loi 1901), ayant « pour but la défense, la sauvegarde, la mise en valeur et la gestion durable de l’océan, du littoral, des vagues et de la population qui en jouit ».

Surfrider au cœur de la Journée maritime européenne

European maritime dayChaque année, depuis 2008, la Journée maritime européenne est célébrée le 20 mai sous l’égide de la Direction générale des Affaires maritimes et de la pêche de la Commission européenne. A cette occasion, plusieurs événements sont organisés partout en Europe, avec comme finalité l’évocation de l’importance des mers et des océans, et la mise en lumière des enjeux auxquels les régions maritimes doivent répondre avec succès. Cette journée est également marquée par la mise en place d’une conférence internationale se déroulant dans une ville littorale européenne. Cette année, c’est La Valette (Malte) qui accueille ce rendez-vous européen de la mer devenu un incontournable des agendas des principaux acteurs maritimes. Pour la troisième année consécutive, Surfrider Foundation Europe participera à cet événement en intervenant dans le cadre de deux ateliers de conférence.

La conférence sur la Journée maritime européenne

Cette année, Malte organise la conférence autour du « Tourisme côtier et maritime durable ». L’événement aura lieu à La Valette, au Malta Maritime Museum, durant deux journées. La première journée s’orientera vers des discussions strictement politiques à travers des sessions plénières menées par des ministres, experts et chefs d’entreprise. Des sessions parallèles tournées vers des sujets plus spécifiques permettront de revenir par exemple sur les secteurs de la croisière et de la gestion maritime et côtière. Une perspective d’autant plus intéressante que le secteur de la croisière s’inscrit davantage dans un tourisme dit « de masse », en pleine confrontation au tourisme « durable ». De telles discussions seront l’occasion de voir, de l’extérieur, comment l’intérêt économique peut servir ou, au contraire, dévier, les défis environnementaux.
La seconde journée s’inscrira dans une logique d’ouverture car les parties prenantes passeront du statut « spectateurs » aux statuts « d’organisateurs » et « participants ». Elles pourront en cela exposer leurs attentes, leurs craintes et leurs possibilités de sensibilisation et d’action face aux défis et aux enjeux du tourisme maritime côtier.

La parole est donnée aux parties prenantes

L’impulsion que veut donner la Commission européenne relève de l’interaction des parties prenantes et de l’alliance convoitée des sociétés existantes (civile et politique) pour mettre en valeur, promouvoir, discuter et célébrer la valeur des mers et des océans.
A ce titre, de nombreux points pourront être évoqués par la représentante de Surfrider :
- Les aspects dommageables écologiques liés aux marées noires pouvant être un impact pour le tourisme : environnement / dégradation / présence et affluence ;
- L’impact du transport maritime au niveau environnemental et  l’exigence de proposer des solutions durables ;
- Le besoin d’interagir entre différentes parties prenantes et de poser les prémisses d’un projet commun responsable ;
- La prise en compte complexe des enjeux politiques définis pas les autres pays (régions côtières).

« Cette nouvelle édition de l’European Maritime Day permet d’allier les enjeux liés au tourisme et à l’environnement qui sont parfois présentés comme antagonistes. Les interventions de Surfrider durant ces deux jours seront orientées sur les aspects de prévention des risques liés au transport maritime, risques pour le milieu marin et son littoral. Ces impacts constituent également une dégradation de l’image touristique d’une région côtière à laquelle peuvent être sensibles les pratiquants d’activités nautiques désireux de ne pas s’exposer à des pollutions ou risques sanitaires. La préservation du littoral est un enjeu partagé par tous les usagers. »
                                                                Antidia Citores, Surfrider Foundation Europe


Antidia Citores, coordinatrice lobbying et droit environnement
de l’association participera le 22 mai lors de la journée dédiée aux parties prenantes à un premier atelier traitant de la problématique de la gestion du dommage écologique et des enjeux touristiques au côté du REMPEC et le Baltic Maritime Science Park. D’autre part, elle participera à un second panel de conférenciers organisé par la Clean shipping Index afin d’évoquer les impacts environnementaux du transport maritime.

La participation de notre coordinatrice lobbying est ainsi des plus importantes à ce temps fort de dialogue renforcé dans ces ateliers, car élus, chefs de projet et experts de différentes organisations internationales vont partager leur expertise sur les dommages, tant économiques qu’écologiques, résultant de la pollution par les hydrocarbures et affectant le tourisme dans les zones côtières.

Résolution Surfrider !
L’association profitera de la conférence de la Journée maritime européenne pour annoncer, devant politiques, experts et représentants d’associations, sa volonté de rédiger un livre blanc sur la sécurité maritime.

Léa Arrizabalaga, Rédactrice environnement

Campagne Rise above Plastics: les antennes Surfrider s’activent au quotidien !

RAPRise Above Plastics* (RAP) est une campagne de sensibilisation sur le plastique à usage unique, articulée autour de trois objectifs : la réduction des rejets de déchets plastique dans l’environnement ; la responsabilisation des citoyens quant à leur « éco-comportement » ; une réflexion commune sur nos modes de consommation. Si le réseau Surfrider Foundation Europe peut aujourd’hui agir en ce sens dans toute l’Europe c’est en partie grâce au travail mené par les antennes bénévoles, véritables relais de l’association. Chaque antenne s’implique dans des actions de lutte contre la consommation des plastiques à usage unique, de sensibilisation de scolaires et de communication à destination du plus grand nombre. Parmi elles, retenons les expériences tant originales que fructueuses des antennes Sofia (Bulgarie) et North Germany (Allemagne) qui ont su lancer avec créativité et succès la campagne RAP.

Antenne Sofia : l’art responsable

Antenne Sofia - The Tote« THE TOTE » est une exposition de sacs imprimés faits main, qui a eu lieu pour la première fois en 2012, par l’initiative de l’antenne Sofia. Plus exactement, c’est une exposition de sacs en coton bio uniques, conçus par différents artistes en soutien à la campagne Rise above Plastics. Cette année, l’antenne Sofia a attiré plus de soixante artistes grâce à qui quatre-vingt sacs en coton ont pu être conçus. L’événement a été un énorme succès avec plus de 300 visiteurs (une moyenne de trois heures de présence par visiteur) à l’exposition.

« Plus de soixante artistes ont participé à la conception de cette manifestation culturelle afin de dénoncer, sous le signe de l’art, la prédominance du plastique dans nos objets de consommation. Les sacs ont été vendus et les profits ont été reversés à notre antenne afin d’assurer, durant toute l’année, le maximum de mobilisation. »
Dimitar Atanasov, Responsable de l’antenne Sofia.

Antenne North Germany: “Trash tube” et dégustation de vin

Welle EDEKAL’antenne North Germany a réalisé avec son partenaire local Barefoot une action de sensibilisation autour de la surproduction des emballages plastique dans les produits de consommation quotidienne. Cette manifestation s’est déroulée avec succès dans un immense supermarché Edeka, à Hambourg, exposant un « Trash tube » et proposant pendant trois jours une dégustation de vin.
Le « Trash Tube » est une vague artificielle construite à partir de déchets collectés en 2012 lors d’un nettoyage de la plage de la mer du Nord. Passant du statut de déchet à celui de création artistique, le « Trash Tube » était exposé dans le hall d’entrée derrière l’emplacement réservé à la dégustation de vin. La finalité de cet événement résidait dans la volonté d’informer les consommateurs des problèmes liés à la prépondérance des emballages plastique et des répercussions environnementales, lorsque l’emballage devient un déchet.

Pétition : nous avons besoin de vous !
Si vous souhaitez vous mobiliser pour la campagne Rise above Plastics, vous pouvez signer la carte postale virtuelle afin de demander à la Commission européenne d’interdire la distribution des sacs plastique à usage unique dans les magasins.

Léa Arrizabalaga, Rédactrice environnement

*Réduisons notre empreinte plastique

Adhérents Surfrider: comment bénéficier d’une déduction fiscale?

Si vous effectuez une déclaration en ligne (ou télédéclaration), munissez-vous de votre numéro fiscal (figurant en haut de la 1ère page de votre dernière déclaration de revenus), de votre numéro de télédéclarant (également figurant en haut de la 1ère page de votre dernière déclaration de revenus) et de votre revenu fiscal de référence, (figurant sur votre dernier avis d’impôt sur le revenu). Puis, connectez-vous sur le site internet http://www.impots.gouv.fr/ et cliquez sur l’encadré « >> Accès direct à ma déclaration en ligne ».

Ou, si vous déclarez vos impôts manuellement, munissez-vous simplement de votre déclaration de revenus, de vos identifiants, et de votre reçu fiscal qui vous a été envoyé par Surfrider Foundation Europe[1].

N.B. : Dans le cadre de télédéclaration, ce justificatif n’est pas à transmettre. Cependant, il peut vous être demandé ultérieurement, en cas de besoin.

Si vous effectuez une déclaration en ligne ou télédéclaration, il vous faudra, pour accéder au formulaire à remplir, saisir vos codes personnels sur la page suivante. Validez ensuite votre saisie.

Alors, afin de bénéficier de la déduction fiscale faisant suite à votre don à Surfider Foundation, rendez vous à la rubrique « Réductions et crédits d’impôt », dans la sous-section « Vos dons à des organismes établis en France » et saisissez dans la case « 7UF » le montant total de vos dons pour l’année 2012[2] (la déduction sera calculée automatiquement par les services des impôts). Si vous donnez à plusieurs associations de ce type, vous aurez à additionner les différents montants et inscrire le total dans cette case.

La manœuvre sera similaire si vous effectuez une déclaration manuelle. Rejoignez donc la rubrique « 7/ Réductions et crédits d’impôt », puis la sous-rubrique « Dons à des organismes établis en France ».  Dans la case « 7UF » de la déclaration, saisissez le montant de votre don (la déduction sera calculée automatiquement par les services des impôts) ou le montant cumulé de vos dons en cas de dons à plusieurs associations de cette catégorie. Cependant à la différence de la télédéclaration, n’oubliez pas de joindre votre reçu fiscal, transmis par Surfrider Foundation Europe (cf. illustration 2).

La suite et la fin de la procédure consistent à la démarche habituelle, qu’il s’agisse de la procédure en ligne ou de la déclaration manuelle. Votre don a alors bien été pris en compte.

Merci encore pour votre soutien !

Aurélie
membership@surfrider.eu
Service Adhésion
05 59 23 54 99


 
[1] Si vous n’avez pas reçu ce document, contactez Aurélie Pichon au 05.59.23.54.99 ou par e-mail à l’adresse suivante : membership@surfrider.eu .

[2] Il s’agit du montant total de vos dons (ponctuels et/ou réguliers) effectués au cours de l’année civile 2012, comme indiqué sur votre reçu fiscal.

Hossegor : halte à la pollution du lac !


Logo GDCUne pollution bactériologique d’origine fécale a été constatée sur le lac marin d’Hossegor. C’est à l’issue d’une toxico-infection collective ayant pour origine la consommation d’huîtres du lac qu’ont été effectuées des analyses y révélant la présence de calicivirus (virus affectant l’homme et l’animal). En a découlé un arrêté préfectoral interdisant toute activité ostréicole sur le lac. Même si ledit arrêté a été levé en mars dernier, prenant compte de la disparition de la contamination, le risque sanitaire perdure car l’incident pourrait se répéter à tout moment. Ceci constitue un sérieux risque pour la santé publique. Cette atteinte à la qualité de l’eau pourrait alors engendrer un désastre à la fois sanitaire, environnemental, touristique et économique.

Pourquoi un nouveau combat ?  

Toute atteinte à la qualité de l’eau est un risque réel pour la santé publique. Sommes-nous en droit de banaliser une telle pollution et prendre le risque de mettre en péril notre santé ? Non ! C’est dans cette logique d’indignation qu’est né le nouveau combat Gardiens de la Côte, afin de protéger le lac marin d’Hossegor et toutes les personnes qui, de manière personnelle ou professionnelle, en jouissent.
Au-delà des impacts environnementaux, sanitaires et touristiques à prévoir, des problèmes économiques sont déjà effectifs. De nombreux ostréiculteurs ont vu leurs activités professionnelles en sursis durant plusieurs mois. A ce titre, J. Labeguerie, en qualité de représentant des professionnels d’Hossegor et mandaté par le président du Comité régional de la conchyliculture Arcachon Aquitaine, a déposé plainte contre X, le 22 décembre 2012, à la gendarmerie de Seignosse (Landes), « pour rejet de substances nuisibles au poisson ou sa valeur alimentaire et pour pollution ». Surfrider Foundation Europe a appuyé cette démarche avec une seconde plainte contre X.

Premières étapes du combat

lac 1Des hypothèses sont nécessairement formulées afin de connaître la ou les sources exactes de pollution… Les fortes pluies de la fin du mois de novembre 2012 couplées à l’épidémie de gastroentérite qui sévissait dans les Landes au même moment pourraient faire des STEP alentours défectueuses, obsolètes et/ ou insuffisantes, les principales suspectes. Par ailleurs, cherchant à valider ces premières hypothèses, des prélèvements effectués en amont et aval de ces STEP ont révélé la présence de norovirus et sapovirus. Des analyses bactériologiques sur le lac sont réitérées toutes les deux semaines selon le protocole institutionnel de l’IFREMER. C’est sous la demande du Ministère en charge de l’Agriculture que le laboratoire national de référence a procédé aux analyses qui ont révélé la présence de calicivirus sur un échantillon de coquillages incriminés.

Aujourd’hui, une pollution est donc scientifiquement avérée dans le lac marin d’Hossegor. Surfrider Foundation Europe est disposée à faire le relais médiatique autour de cette pollution qui représente un haut risque sanitaire et à débloquer l’affaire dans une démarche de concertation auprès des collectivités territoriales, de la communauté des communes et du syndicat communal.

Si vous souhaitez vous impliquer dans ce combat, n’hésitez pas à rejoindre le Gardien, Martine, et les bénévoles de l’antenne Sud Landes, qui sauront donner un nouveau sens à vos actions !

Léa Arrizabalaga, Rédactrice environnement

Depuis le 12 juillet 2012, le premier rapport Gardiens de la Côte revenant sur plus de 20 ans d’actions des Gardiens est en ligne sur le site qui leur est dédié. Vous pouvez aussi consulter la page Facebook « Surfrider-Keepers of the Coast ».

 

Protéger les vagues : une détermination transnationale

GWC 3La troisième Global Wave Conference* (GWCIII) va se dérouler à Rosarito (Basse-Californie, Mexique), à quelques kilomètres au nord de la « Bahia de Todos Santos », une des cinq World Surfing Reserves. Cet événement se tiendra les 6, 7 et 8 mai 2013. Après la Global Wave Conference II, qui eut lieu à Biarritz (France) et à San Sebastian/Donostia (Espagne), où les discussions furent centrées sur la valeur des vagues et les menaces aux zones de surf, cette nouvelle conférence vise à se focaliser sur la manière de développer la protection des vagues en répondant à deux questions principales : « comment mieux travailler ensemble ? » et « comment protéger les vagues ? ».

Comment mieux travailler ensemble ?

A la Global Wave Conference II, de nombreuses organisations de protection des vagues se sont réunies ; une majorité d’entre elles, pour la première fois. Durant la conférence, il est apparu clairement que les menaces portées aux zones de surf restaient un problème urgent tant elles sont nombreuses dans le monde entier.
Par la suite, il fut reconnu qu’un travail collectif entre ces organisations serait plus efficace dans l’objectif de protection des vagues. Est alors née une réelle volonté de travailler ensemble d’une manière se voulant plus efficace. Pour atteindre cet objectif, la conférence portera notamment sur le développement de stratégies visant à permettre la véritable constitution d’un réseau disposé à travailler ensemble en vue de ces objectifs communs de protection. Afin de formaliser la détermination liée à ce travail collectif se mettant en place, une convention est actuellement en cours de rédaction. Celle-ci aura l’objectif d’être signée par un maximum de partenaires reconnaissant la nécessité et l’importance de telles actions, s’engageant à se mobiliser ensemble pour les mener.

Comment protéger les vagues ?

Le fait que les côtes attirent de plus en plus de monde, que l’artificialisation littorale est en accroissement, que le changement climatique s’accélère et que le niveau de la mer continue d’augmenter, la conservation des vagues et des zones de surf est un problème majeur pour de nombreuses côtes dans le monde. Les vagues de surf nécessitent des conditions de rupture très spécifiques. C’est pourquoi elles sont actuellement sous la menace de très nombreux facteurs. Les menaces principales pouvant dégrader la qualité des vagues sont les suivantes : pollution de l’eau, marées noires, dégazages, artificialisation du littoral, altération de processus littoraux naturels, pertes des accès aux plages, développement offshore, etc. Pour ces raisons, de nombreux spots de surf ont été perdus ou dégradés, et de nombreux sont actuellement menacés.

Un des challenges de la communauté surf est de mettre en évidence le fait que des vagues propres et saines apportent des bénéfices sociaux et environnementaux bien au-delà du simple fait de pouvoir les surfer. Ainsi, un des objectifs de la conférence est de caractériser comment les vagues et le surf peuvent bénéficier aux communautés littorales.

Pour développer la nature collaborative de la protection des vagues, nous avons organisé la conférence autour des thèmes suivants :
- Menaces faites aux vagues
- Programmes de protection des vagues
Surfonomics et valeur économique des vagues
- Protection des vagues par et pour tout le monde
- Politique, institutions et protection des vagues
- Rôle des surfeurs/de la communauté océan dans la protection des vagues et la préservation environnementale
-  Protection des vagues : études de cas et analyse de succès

Des organisations de protection liées au monde du surf du monde entier participeront, parmi lesquelles Surfers Against Sewage (Royaume-Uni), Save the Waves Coalition (Etats-Unis), WiLDCOAST/COSTASALVAjE (Etats-Unis et Mexique), Surfbreak Protection Society (Nouvelle-Zélande), National Surfing Reserves (Australie), Salvem O Surf (Portugal), etc.  Celles-ci s’ajouteront au réseau international de Surfrider dont le siège américain et les affiliés seront largement représentés.

Des représentants politiques, des experts scientifiques ou des ingénieurs spécialisés dans le développement du littoral prendront également part aux discussions concernant les vagues, en fonction de leur propre expertise. A travers une série de présentations et de tables rondes, l’ensemble des experts vont mener des réflexions collectives et faire émerger de nouvelles questions. Cet événement est une opportunité majeure de partager une vision globale de la protection des vagues.

Cette conférence sera considérée comme un succès si :

- Nous parvenons à créer un réseau de protection des vagues véritablement uni, composé des organisations luttant pour la protection des vagues qui s’engageraient à travailler ensemble sur cette question. Cet engagement serait formalisé par la signature de la convention GWCIII.
- Nous parvenons à partager de manière pragmatique les outils et les ressources pour améliorer nos efforts partagés dans l’objectif de protection des vagues.
- Nous parvenons à construire une vision partagée sur cette problématique et à continuer les collaborations avec toutes les parties prenantes dans le futur.

Pierre-Emmanuel Franco, Chargé de mission « Patrimoine et vagues », Surfrider Foundation

Conférence sur la vague

Journée mondiale de l’eau: pour une gestion durable des ressources en eau

Journée de l'EauLa Journée mondiale de l’eau 2013 s’est fêtée cette année à La Haye (Pays-Bas), sous le thème de la « Coopération dans le domaine de l’eau ». Cette manifestation glorifie l’Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau (pilotée par l’UNESCO pour UN-Eau) et entend mener un plaidoyer pour la gestion durable des ressources en eau douce, dans le monde. Tijmen den Oudendammer, responsable qualité de l’eau de l’antenne Surfrider Foundation Europe Holland Chapter, est parti représenter l’association environnementale. En qualité d’invité, il a participé à cette assemblée où se sont côtoyés ministères, représentants d’Etats, entreprises, organisations internationales et bon nombre de représentants d’ONG et d’associations.

La Journée mondiale de l’eau

Depuis 1993, la Journée mondiale de l’eau est célébrée le 22 mars autour d’un thème générant autant de débats que de prises de décisions. Cette manifestation regroupe les sociétés civile et politique afin de penser globalement un sujet fondamental qu’est le droit à l’accès à l’eau traitée (potable).
Cette année, la Journée mondiale de l’eau a eu lieu à La Haye, aux Pays-Bas. L’antenne de Hollande a ainsi pleinement participé à l’événement et a su brillamment représenter l’association. Les enjeux étaient notamment d’ « éveiller les consciences sur le potentiel et les défis que représente la coopération dans le domaine de l’eau, de faciliter le dialogue entre les différents acteurs et de promouvoir des solutions innovantes » (Cf. Programme Solidaire Eau).

Pour les pays où l’eau potable n’est pas fréquente, et où les maladies liées à l’eau se développent (choléra, diarrhées, marasme…), il est nécessaire de voir des mesures se mettre en place. Même si l’accès à l’eau potable est considéré comme un droit fondamental pour l’ONU, depuis 2010, les Etats conservent leur pleine souveraineté pour gérer et mettre en place ce droit. En cela, aucune mesure ne peut être imposée de l’extérieur si un Etat n’assume pas ses responsabilités.
La communauté internationale prend conscience qu’il faut saisir le problème à la base et essaie de défendre au mieux des pratiques durables. Car réduire la consommation globale, amplifier le développement d’énergies propres et lutter contre la pollution constituent la pierre angulaire du processus d’assainissement de l’eau.

Témoignage de l’antenne Surfrider Holland

Surfrider HollandTijmen den Oudendammer, responsable qualité de l’eau de Surfrider Foundation Europe Holland Chapter, est parti représenter l’association environnementale européenne. C’est en cette qualité qu’il nous livre son témoignage de l’événement :

« Il est très intéressant d’assister à une conférence de haut niveau comme celle-ci. Des discours de personnalités de premier ordre comme le Prince de Jordanie à propos de l’impact du management international de l’eau sur la paix régional ne sont pas communs dans la vie de tous les jours.
Le mauvais penchant de ce type d’événement est que plus le niveau politique est élevé, plus les discussions deviennent abstraites et théoriques. Il n’y a eu que vingt minutes de sessions de travail interactives, durant lesquelles j’ai essayé d’insister sur l’importance d’une approche de base que Surfrider met en place.

Le groupe de discussion dans lequel je me trouvais était dirigé par Jane Madgewick, Directrice Générale de Wetlands International. Les autres personnes impliquées étaient des représentants d’une ONG de défense des droits de la femme, de la FAO (Food and Agricultural Organisation), le Ministre Hollandais de l’environnement et de l’aménagement, l’Ambassade de Côte d’Ivoire et du programme Wings for Water youth des Nations Unies.
Cette présence a été toutefois très enrichissante pour Surfrider Foundation Europe et j’espère avoir montré le professionnalisme de l’association. »

Accès à l’eau en chiffres*

78,3 millions de personnes n’ont pas accès à une source d’eau protégée
2,5 milliards de personnes n’ont pas accès à des installations sanitaires de base
2 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies dues à l’insalubrité de l’eau et au manque d’hygiène.

Propos recueillis par Guillaume Thuilliez

Léa Arrizabalaga, Rédactrice environnement

* Source : Programme Solidarité Eau

 

Conférence sur la haute mer: agir pour l’avenir de nos océans

Conférence internationale sur la HMLe Conseil économique, social et environnemental (CESE) a organisé le 11 avril dernier, au Palais d’Iéna (Paris, 16e arrondissement), une conférence internationale sur la « Haute mer, avenir de l’humanité » autour de la question conductrice : « Quelle gouvernance pour une gestion durable de l’océan ? ».En qualité de membre du comité de pilotage et partenaire de cette manifestation, Surfrider Foundation Europe revient sur les moments forts en évoquant la prise de parole du représentant des Nations unies et la proclamation officielle de l’Appel de Paris pour sauvegarder les océans et la haute mer.  

Une conférence couronnée de succès 

Surfrider a participé à la conférence internationale sur la haute mer, organisée par le CESE à l’initiative de Catherine Chabaud et Tara Expéditions. De nombreux acteurs de la société civile, scientifiques, institutions et personnalités politiques françaises, européennes et internationales ont participé à cette rencontre qui réunissait des centaines de participants.
Parmi les intervenants, étaient présents la ministre en charge de l’Écologie Delphine Batho, la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova, l’écologiste Nicolas Hulot, le président de Green Gross France et Territoires Jean Michel Cousteau, ou encore François Gabart, le vainqueur du Vendée Globe 2012. Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) Ban Ki-Moon, a également participé à l’événement via une lettre lue par Irina Bokova. Des idées importantes ont été prononcées de sa part et ont officiellement dessiné une ligne politique internationale responsable de la haute mer. Il s’est directement adressé aux dirigeants politiques afin de mettre en place, à échelle internationale, « des mesures plus fortes [et]  plus concrètes ».

« Il est temps de prendre des mesures plus fortes, plus concrètes et de déployer des efforts mieux concertés pour protéger nos océans. »
Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies

Des paroles fortes pour des actes concrets ?

Le Secrétaire général de l’ONU a appelé les dirigeants du monde à entreprendre des actions afin de protéger les mers et les océans dénonçant « une pollution et une exploitation non viable de ses ressources, sans compter les changements climatiques et l’acidification ». Quelle proposition en découle ? Le « travailler ensemble » est le mot d’ordre pour avancer et protéger durablement les océans.

« Si nous travaillons ensemble – ONU, gouvernements, secteur privé, acteurs de la société civile, et individus – nous pouvons trouver des moyens durables de protéger notre planète et nos précieux océans. »
Ban Ki-Moon, Secrétaire général de l’ONU

Ban Ki-Moon invite les parties prenantes et les décideurs publics à repenser la gestion des océans et de la haute mer en insistant sur le besoin de coopérer au-delà des frontières. Le discours du Secrétaire général de l’ONU pourrait bouleverser les attitudes politiques traditionnellement tournées vers une logique de négligence dès que les sujets de protection de l’environnement et de sauvegarde des espèces marines sont abordés. Il a notamment souligné le fait que les océans se réchauffent, que « leur acidification met en péril la faune et la flore marines et [que] la montée du niveau des mers pourrait redessiner la carte du monde aux dépens de centaines de millions de personnes, la plupart vulnérables ».

Appel de Paris, pour la sauvegarde des océans et de la haute mer

La conférence internationale s’est terminée par la proclamation de l’« Appel de Paris » co-rédigé par Surfrider, dans la perspective des importantes négociations de la Commission sur le développement durable de l’ONU qui auront lieu en 2014. Les intervenants ont unanimement insisté sur la vulnérabilité de l’océan, sur ses incroyables richesses et la nécessité d’une gouvernance pour sa gestion durable.

« De l’océan vient la vie,
c’est un océan vivant 
que nous voulons léguer à nos enfants »
Extrait de l’Appel de Paris pour la haute mer.

Cet appel compte déjà de nombreux soutiens, des personnalités influentes issues des sociétés civile et politique, des représentants d’associations, et surtout de l’appui de citoyens, extrêmement soucieux et mobilisés, réclamant une gestion durable des océans.

Léa Arrizabalaga, Rédactrice environnement

CARTEPOSTALE_FR_versoCampagne ! En marge de cette conférence, Surfrider a obtenu le soutien de Nicolas Hulot, Jean-Michel Cousteau et de Claire Nouvian, concernant sa campagne Rise above plastics* pour interdire la distribution des sacs plastique à usage unique dans les magasins. Si vous souhaitez vous mobiliser en ce sens, vous pouvez signer la carte postale virtuelle afin de demander à la Commission européenne l’interdiction des sacs plastiques à usage unique en Europe.

*Réduisons notre empreinte plastique

Surfrider au Parlement européen

Parlement européenLe 24 avril, au Parlement européen (Salle A3H1), aura lieu un débat traitant de l’après procès Erika en s’interrogeant sur les « dommages écologiques à l’environnement marin au niveau européen et international ». Surfrider Foundation Europe participe à cet événement par l’intervention de sa coordinatrice Antidia Citores, en qualité de conférencière.

« L’après procès Erika »

Les organisateurs présentent le débat comme un événement qui fait suite à la décision de la Cour de cassation française concernant le procès du naufrage du navire Erika. Car la reconnaissance de notion de préjudice écologique a été bien plus qu’un tournant pour le monde juridique, mais une vraie révolution appelant à la reconnaissance d’un nouveau chef de préjudice. Suite à ce verdict, le débat vise à « poser la question de l’évolution des règles internationales et européennes et des mécanismes de compensation des dommages écologiques résultant des pollutions par hydrocarbures » (cf. CPRM).

Venir à l’événement

poster-erika-v2-350-212x300Cet événement réunira des représentants de la Commission, du Parlement européen, des autorités locales (régions) et des ONG. Il sera l’occasion de « débattre des conséquences du jugement de la Cour de cassation française au niveau européen et international.  Cette question devrait être un élément clé du futur Agenda maritime européen » (cf. CPRM).

N’hésitez pas à vous inscrire à cet événement (entrée libre, mais inscription en ligne préalable obligatoire).

Léa Arrizabalaga, Rédactrice environnement

Cette participation s’inscrit en continuité avec la conférence Sécurité maritime qui avait eu lieu à Biarritz, en novembre 2012. Elle sera l’occasion de débattre d’un sujet qui sera traité dans le Livre blanc sur la Sécurité maritime, livre de propositions que devrait publier Surfrider Foundation Europe en fin d’année.

Ask Surfrider : à chaque question, une réponse !

Surfrider Foundation Europe lance une nouvelle rubrique vidéo : Ask Surfrider ! Si vous avez des questions qui touchent l’actualité environnementale maritime ou la vie de l’organisation, Ask Surfrider est pour vous !

Tous les mois, nos experts répondront à vos questions et vous permettront de mieux connaître la vie de l’association.

A vos questions !

Léa Arrizabalaga, Rédactrice environnement