Un calendrier bien huilé pour 2011

01 - Miss Janvier

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« Coup de barre »

« Coup de barre, » titrait le rédacteur en chef du Monde Magazine, le 8 janvier 2011 pour illustrer un sondage qui présentait les français comme champions du monde du pessimisme.

A Surfrider nous avons toujours refusé et contré cette morosité par un optimisme et une volonté d’aller de l’avant certainement inscrits dans notre ADN!

Ne pas se voiler la face devant les problèmes mais les combattre avec passion, être sérieux sans se prendre au sérieux, mais toujours faire avancer les choses, c’est ainsi que nous travaillons.

Certes nous devons réveiller les consciences et nous indigner parfois, mais salutairement.

Un peu d’imagination, un biais inattendu ou l’exploration de nouvelles pistes marcheront toujours mieux qu’une plainte éplorée mais sans suite…

Nous avons la conviction que l’héroïsme ordinaire, à travers mille gestes d’apparence anodins, peut renverser des montagnes.

Renverser des montagnes?

C’est bien ce que nous nous sommes toujours engagés à faire au quotidien, et en 2011 plus que jamais, dans cet esprit résolument optimiste.

D’ici 2012, c’est promis, nous ferons en sorte que le bikini pétrole ne soit plus à la mode…

N’oubliez pas de signer notre pétition Stop Oil Spill…

Pollutions aux hydrocarbures : La série noire

Photo de "The Big Picture" : http://twitter.com/big_picture

3,12 milliards de dollars dépensés par BP pour gérer la marée noire dans le golf du Mexique, 147 millions de dollars de demandes de dédommagements, 1387 oiseaux, 444 tortues de mer et 53 animaux marins morts englués dans les 780 millions de litres de pétrole répandus depuis la catastrophe le 20 avril dernier… Des chiffres pour alerter, des images pour dénoncer et une série noire qui affole les associations de défense de l’environnement.
Quelques jours après l’explosion de la plateforme BP et les vaines tentatives de la multinationale pour contenir la fuite de pétrole, Courrier International s’est intéressé à une autre catastrophe pétrolière, plus ancienne et bien trop silencieuse comparée à celle qui s’apprêtait à toucher les côtes américaines de la Louisianne.

« La marée noire oubliée du Niger »

Le journal épingle d’autres géants de l’industrie pétrolière, Shell et ExxonMobil. Depuis 50 ans, la quantité de pétrole déversée dans le Delta du Niger dépasse de loin tout ce qui est en train de se passer dans le Golfe du Mexique. Entre 1970 et 2000, les fuites causées par la centaine d’oléoducs présents dans la région nigériane ont représentées l’équivalent de 7000 marées noires et 9 millions de barils dans le Niger.
Le 28 juillet 2010, en Chine, la médiatisation de l’explosion de la plateforme pétrolière BP reste trois fois plus élevé que celle qui touche le premier port chinois d’hydrocarbures depuis neuf jours. Pourtant, cette marée noire provoquée par l’explosion de deux oléoducs à Dalian représente 1500 tonnes de brut lourd et une zone de 50km2 a été contaminée. Hasard de l’actualité, Pétrochina, l’exploitant pétrolier en charge des deux principales raffineries du port avait été annoncé comme potentiellement intéressé pour le rachat de BP…

A qui la faute ?

Dans tous ces cas de figure, la question est de savoir qui est responsable. Que ce soit pour BP dans le Golfe du Mexique, Shell qui attribue les fuites aux dégradations causées par les rebelles sur les oléoducs, Nixxonmobil ou Pétrochina, à qui la faute ? Et si l’administration américaine a exhorté les géants financiers à des restrictions sur les forages en eaux profondes, la recherche des responsabilités suscite bien des interrogations pour les ONG de défense de l’environnement. La perte des moyens de subsistances des populations, les maladies contractées et les menaces catastrophiques sur la biodiversité sont intolérables pour l’humanité. « Les groupes pétroliers représentent un danger manifeste pour la planète » résume Nnimo Bassey, responsable de l’organisation écologique Friends of the Earth International, et cité par Courrier International.

Le préjudice écologique n’est pas reconnu

La législation internationale en vigueur désigne les propriétaires de navires et les exploitants de plates-formes pétrolières comme responsables des pollutions par hydrocarbure. Dans les faits, le nombre d’intervenants tout au long de la chaîne de production et de distribution rend la recherche des responsabilités bien plus complexe.
Toutefois, en cas d’insuffisance du montant de la réparation, des fonds internationaux d’indemnisation se chargent de compléter l’indemnisation des victimes de pollutions par hydrocarbure liées au transport maritime. Mais point préoccupant, ces fonds continuent d’exclure le préjudice écologique de leurs plafonds d’indemnisation ainsi que les activités pétrolières offshore de leur champ de compétence.
Ainsi, Surfrider Foundation Europe s’emploie, en tant que fervent défenseur de l’intégrité du milieu marin, à faire reconnaître l’étendue du préjudice écologique en cas de marée noire. En attendant, nous exhortons les autorités publiques européennes à prendre toutes les mesures de prévention et de restriction nécessaires sur les forages et les navires transportant des hydrocarbures. Tant que des conditions adéquates de sécurité ne seront pas assurées pour ces activités et que le principe de pollueur-payeur ne sera pas étendu à l’environnement, Surfrider continuera à dénoncer tous les responsables de marées noires, quels qu’ils soient.

Catastrophe du Golfe du Mexique : Enterrons les énergies fossiles

A  la suite de la catastrophe dévastatrice de la marée noire dans le golfe du Mexique, qui a débuté le 22 Avril 2010, Surfrider dénonce les impacts environnementaux des énergies fossiles. L’industrie pétrolière offshore, du fait de ses rejets massifs d’émissions en gaz à effet de serre, de déchets et de produits chimiques, est une fois de plus pleinement responsable d’une épouvantable dégradation du milieu marin et du système climatique.

Nous réitérons notre demande que dans les années à venir les énergies renouvelables soient systématiquement préférées aux énergies fossiles. Nous réclamons  l’arrêt d’urgence de tous les nouveaux projets d’exploitation offshore. Enfin nous plaidons pour que désormais les investissements énergétiques soient  exclusivement consacrés au développement du renouvelable.  En Europe, de nombreuses mesures sont à prendre d’urgence, notamment l’interdiction totale des rejets de déchets et de produits chimiques par les plates-formes offshore de la mer du Nord,  l’adoption de mesures de sécurité renforcée capables de prévenir les risques d’accidents en offshore  et l’encadrement des émissions de gaz à effet de serre par les plates-formes offshore.