Grand oral écologique des candidats : peut mieux faire

Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie présente à notre stand

Le Samedi 28 Janvier 2012, 7 candidats aux présidentielles de 2012 sont intervenus au cours du 36e congrès de France Nature et Environnement (FNE) à Paris. C’était l’occasion d’en savoir un peu plus sur les positions de chacun en matière d’environnement. Surfrider Foundation Europe était présent à cette journée aux côtés des nombreuses associations ayant répondu  à l’appel des 3000 lancé par FNE.

Dans ce contexte de crise économique, l’écologie est loin d’être au centre des débats et de la campagne présidentielle. Jusqu’à présent, nous n’avons que peu entendu les candidats se positionner sur les problématiques environnementales. Les candidats disposaient samedi de 15 min pour présenter leur programme environnemental. Si à cet examen certains s’en sortent avec mention, d’autres se sont montrés moins convaincants.

15 min pour convaincre

Hervé Morin, faute d’avoir convaincu, en aura fait sourire plus d’un en usant d’humour avec notamment sa phrase : «  Crise au balcon, environnement à l’abandon ». Dominique de Villepin fidèle à lui-même est resté très poétique et bucolique avec un discours au final très scolaire défendant en autre les paysages français.

Au cœur de tous les discours, on a pu retrouver la question du nucléaire. François Bayrou sachant ses avis divergents de ceux de l’assemblée à ce sujet, s’est rattrapé en félicitant le travail des associations sans qui « tout cela n’existerait pas si elles n’avaient pas joué le rôle qu’elles ont joué. C’est à vous qu’il faut dire merci, c’est vous qui l’avez voulu et obtenu ». Il a également été applaudi pour sa proposition d’instaurer « une éducation à l’écologie dans les institutions scolaires ».

Les bons élèves de ce grand Oral sont Jean-Luc Mélenchon et Corinne Lepage, qui ont su convaincre les quelques 2000 personnes présentes. Ce n’était pas chose aisée pour le premier qui s’est notamment positionné pour une sortie du nucléaire et qui comme Hervé Morin, se prononce en faveur d’un référendum national sur le nucléaire, tandis que François Hollande, souhaiterait organiser un grand débat national.

Corinne Lepage, qui s’est dite « se sentir en famille », pouvait compter sur ces 35 ans d’expériences dans l’environnement pour séduire son auditoire, en notant que les combats des associations présentes étaient les siens et que nombre de leurs propositions figuraient dans son programme de 2012.

Ni décevante, ni époustouflante, Eva Joly, en terrain conquis, a rappelé que les propositions de son parti étaient proches de celles des associations. Notant le manque d’actions de ces camarades, elle s’est également dite « offusquée du manque d’engagement de François Hollande », pointant du doigt l’impasse faite par le candidat socialiste dans le domaine environnemental lors de l’énonciation de ses « 60 propositions ».

Pour François Hollande, candidat phare de ces présidentielles, il s’agissait ici d’un oral de rattrapage qu’il a plus ou moins réussi. Bien qu’applaudi à la fin de sa prestation, nous sentons bien qu’il ne s’agit pas de son domaine de prédilection. Il maintient néanmoins son objectif de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75% à 50% d’ici 2025 et confirme sa volonté de fermer la centrale de Fessenheim. Il a axé le reste de son discours sur la biodiversité et l’énergie.

Le littoral et les océans oubliés

La protection du littoral et des océans a été peu évoquée par les candidats. Corinne Lepage a évoqué le problème récurrent des marées noires, François Bayrou a mentionné « la création d’une autorité internationale pour prendre en main le destin des océans », tandis qu’Eva Joly a présenté un discours général sur l’environnement et est une des seules à avoir fait le tour du village des associations et à s’être longuement arrêté à notre stand.

Au cours de la journée nous avons également pu rencontrer la Ministre de l’Ecologie et ainsi l’interpeller notamment sur les incohérences entre le projet de parc national des calanques et celui de construction de plateformes pétrolières en Méditerranée.

Entre phrases entendues et discours usuels, il semble difficile d’imaginer voir l’environnement placer au cœur de la campagne présidentielle au cours des prochains mois. Cette journée aura eu le mérite d’avoir rassemblée les différentes associations qui luttent tous les jours pour préserver notre environnement, et d’avoir relancé les débats sur ces problématiques.

Nous tenons à féliciter l’association FNE pour l’organisation de ce congrès et pour leur invitation et nous remercions les personnes présentes pour représenter Surfrider et notamment notre antenne Surfrider Ile de France.

Emilie Chavaroche, Rédactrice Environnement 

Conférence « L’eau et l’agriculture »

Surfrider Campus et l’agence de l’eau Adour-Garonne organisent une conférence sur « L’eau et l’agriculture» à Biarritz, ce mardi 7 février 2012 de 18h30 à 20h30.

Cette conférence sera aussi retransmise en streaming.

On a beaucoup dénoncé les méfaits de l’agriculture productiviste. En occultant parfois un peu trop rapidement ses effets positifs. Car ils sont tout aussi incontestables que la présence des nitrates et des pesticides dans les cours d’eau. A n’en pas douter, l’agriculture française qui est devenue en moins de deux générations l’une des plus performantes au monde est aujourd’hui confrontée à un nouveau défi : produire toujours mieux en maitrisant les impacts sur les cours d’eau. De nouvelles pratiques se développent. Elles vont dans le bon sens et démontrent, une fois de plus, la formidable capacité d’adaptation d’une profession en constante évolution.

L’agence de l’eau propose une conférence présentée par Mme Stéphanie HARGUINDEGUY, Ingénieur Eau et Environnement, suivie d’un échange animé par Mlle Marie-Amélie Néollier, chargée de mission environnement Bretagne, afin de répondre aux questions du public.

Cette conférence est ouverte à tous. Venez nombreux, emmenez vos parents, vos amis ou vos voisins et venez profiter d’un moment agréable pour échanger sur ces thématiques d’actualité. La conférence commencera à 18h30 pour finir aux alentours de 20h30.
Ce rendez-vous s’inscrit dans un cycle de conférences bimestrielles sur l’eau destinées au grand public, organisé par Surfrider Campus et l’agence de l’eau Adour-Garonne.

Ouvert au grand public // Conférence de 18h30 à 20h30 //

*Surfrider Campus : 16 avenue d’Etienne (ancien tribunal d’instance) – Biarritz

Toute l’actualité de Surfrider Campus

Contacts :
Boris MASSERON / Responsable Surfrider Campus / bmasseron@surfrider.eu / 00 33 6 75 77 16 12
Gabriel GELIN / Chargé de communication Surfrider Foundation Europe/ ggelin@surfrider.eu / 00 33 6 08 10 58 02
Catherine BELAVAL / Chargée de communication Agence de l’eau Adour-Garonne / catherine.belaval@eau-adour-garonne.fr /
00 33 5 61 36 36 44

Surfrider Foundation Europe vous souhaite une bonne année 2012 !

L’année 2011 aura été riche en victoires et évènements marquants pour notre association. 2012 sera pour nous l’année de nouveaux défis et nous espérons vous compter de plus en plus nombreux à nos côtés.

Nos victoires en 2011 :

-Obtention en Juin 2011 d’une déclaration écrite quant au statut d’association européenne

-Obtention d’une réglementation pour la sécurisation des plateformes pétrolières en Europe

-Délivrance d’un permis  visant à protéger les pratiquants d’activités nautiques, à Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, lors de l’ouverture du nouveau campus Surfrider Biarritz en Juin 2011.

-Adoption en Juillet 2011 de la Convention Marpol (MARrine POLlution) relative à la prévention de la pollution par les ordures et interdisant les rejets des navires.

-Participation à la Directive Cadre Stratégie Milieu Marin, avec une avancée significative : celle de l’intégration des déchets aquatiques comme descripteur du bon état écologique des eaux. L’objectif étant d’atteindre ce bon état pour les eaux européennes d’ici 2020.

-Participation lors du Grenelle de la Mer à la réflexion sur la mise en œuvre d’une stratégie nationale, en France, de gestion du trait de côte, afin de répondre aux problématiques liées au changement climatique et de l’augmentation du niveau des océans.

-Surfrider Foundation Europe reconnu comme observateur identifié des déchets selon la convention OSPAR :

12 suivis mensuels en Bretagne qui grâce aux données recueillies par la coordination et l’antenne de Surfrider sur place ont permis de créer un guide de collecte raisonné des déchets.

-Surfrider Foundation Europe reconnu comme observateur national des déchets par le CEDRE (Centre de documentation, de recherche, et d’expérimentations sur les pollutions actuelles des eaux)

-Plus de 5000 personnes ont assisté à la Global Wave Conference, qui a permis de réunir des associations qui agissent à travers le monde pour protéger les vagues.

-Les Gardiens de la Côte en 2011, ce sont 11 nouveaux Gardiens de la Côte nous ont rejoints pour défendre l’environnement. Si certains combats sont encore en cours, 4 victoires ont pu être obtenues. Une victoire environnementale ne doit jamais être prise pour acquise et pour cela nous restons mobilisés au côté de nos Gardiens.

Terminal Méthanier d’Antifer, Seine-Maritime : le projet d’extension du port pétrolier d’Antifer est stoppé depuis un an.

Brétignolles-sur-Mer, Vendée, France: après des années de mobilisation, nous avons obtenu une première victoire en Décembre 2011, la Commission d’enquête ayant rendu un rapport défavorable quant au projet de construction du port de plaisance.

Vague de l’embarcadère, Vendée, France : cette vague a été menacée  à deux reprises cette année, par la construction d’une digue par la commune de la Tanche-sur-Mer mais le projet a pu être stoppé.

Déchets de Gruissan, Aude, France : après la mobilisation de notre Gardien et de nombreuses personnes, la mairie a accepté de replacer les poubelles des pontons, précédemment enlevées de la plage, du côté de la route au cours de l’été 2011.

-Succès des Initiatives Océanes 2011 et de la campagne « Le sac plastique c’est pas automatique » : Les Initiatives Océanes 2011 ont rassemblé pas moins de 42000 participants au cours de 1200 nettoyages et 221 magasins ont participé à l’opération visant à bannir l’utilisation de sacs plastiques.

-Qualité de l’eau : Plus de 3000 tests de qualité de l’eau ont été réalisées, des centaines d’enquêtes de terrain initiées suite à une pollution caractérisée avec un nombre de Waterman testeurs toujours plus grand.

-Education et sensibilisation : 11 538 personnes sensibilisées à campus et 361880 personnes sensibilisées dans des évènements autres que les Initiatives Océanes, par les antennes, les coordinations et le siège.

Nos souhaits pour 2012

1 année de vagues, protégées, propres et parfaites !

1 année responsable en matière de transports maritimes après les nombreuses pollutions par hydrocarbures survenues en 2011, (Inde, Danemark, Nouvelle-Zélande, Nigéria, France…) et alors que nous allons fêter en Novembre 2012 les dix ans du naufrage du Prestige

1 année engagée : Aidez-nous à rétablir l’équilibre !  www.gardiensdelacote.com

1 année d’action, avec notamment les Initiatives Océanes qui auront lieu du 22 au 25 mars : www.initiativesoceanes.org

1 année sans plastique : 10 façons de réduire son empreinte plastique

 

 

 

 

Une année sous le signe des marées noires

Alors que nous allons célébrer en Novembre 2012, le tragique anniversaire des 10 ans du naufrage du Prestige, Surfrider Foundation Europe souhaiterait que cette nouvelle année soit celle de la prévention en matière de transports maritimes. Chaque année nous nous indignons des fréquents accidents qui polluent nos océans.

Ces catastrophes écologiques ne connaissent ni les frontières ni  le temps. Les accidents qui ont terni 2011 se poursuivent en ce début d’année 2012. Cette nouvelle année aurait pu être celle de nouvelles résolutions, mais l’échouage du Costa-Concordia nous laisse sceptique.

Alors que les règlementations en matière de transports maritimes montrent chaque jour leurs limites, l’imprudence des compagnies ou des commandants (pour ne pas citer Francesco Schettino, « célèbre » commandant du Costa-Concordia) ne vient pas améliorer la situation.

Cargo le Rena, Nouvelle-Zélande : Archétype des risques émergents 

Le 5 Octobre 2011, le Rena, cargo battant pavillon libérien, s’échoue au large de la Nouvelle-Zélande, avec à son bord 1 700 tonnes de carburant. Le 9 Janvier 2012, trois mois après cette catastrophe écologique sans pareil pour le pays, le cargo se brise en deux, alors qu’il restait encore à bord 880 conteneurs ainsi que du fuel. A l’heure actuelle les opérations consistant à retirer ces conteneurs se poursuivent et le risque d’une nouvelle pollution plane toujours.

TK Bremen, France : Un accident polémique

Le 16 Décembre 2011, les côtes bretonnes sont touchées suite au naufrage du cargo TK Bremen, battant pavillon maltais. Echoué sur la plage de Kerminihy, le cargo a du être démantelé sur place et ce malgré les risques. Alors que celui-ci touche à sa fin, les polémiques liées à cet accident se multiplient. La question reste entière, sur les raisons qui ont poussé le cargo à sortir, alors qu’une tempête était annoncée. Le manque de transparence autour du chantier pose aujourd’hui problème, pour preuve, si certains journaux récusent la présence d’une nouvelle pollution, d’autres au contraire mentionnent une fuite d’hydrocarbures. Mais c’est surtout la vitesse du démantèlement qui aura fait le plus débat. Il ne faut pas sous prétexte de traiter un dommage environnemental au plus vite, causer de nouvelles dégradations sur le littoral.

Nigéria : une marée noire sous silence

Le 20 Décembre 2011, une marée noire, la plus grande depuis celle de 1998, vient meurtrir une nouvelle fois le Nigéria. Peu relayée dans les médias, du fait des évènements politiques qui ont lieu actuellement dans le pays, cette nouvelle catastrophe écologique ne fait que confirmer le rapport de l’ONU rendu en Août 2011 qui estimait que la compagnie Shell et le gouvernement nigérian étaient responsables de nombreuses pollutions dans la région du Niger au cours des dernières décennies. Shell nie aujourd’hui toute responsabilité dans cet accident et tente de relativiser la situation, estimant que « seuls » 30 000 barils ont été déversés.

Costa-Concordia, Italie : Un risque écologique élevé

Dans la nuit du 13 au 14 Janvier 2012, le navire de croisière Costa-Concordia s’échoue non loin de l’île Giglio en Italie avec à son bord 4 200 personnes. Au fil des jours et des recherches, la catastrophe tout d’abord humaine (on compte aujourd’hui 15 morts et 17 personnes portées disparues), pourrait devenir écologique. En effet le Costa-Concordia contient dans ses soutes 2 400 tonnes de carburant, les opérations de pompage devant commencer sous peu.

L’année 2012 ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices avec ce nouvel accident. Surfrider Foundation Europe restera vigilant quant à la suite des évènements et continue de se mobiliser afin que les pollueurs soient condamnés.

Emilie Chavaroche, Rédactrice Environnement

Quand le surf de compétition se met au vert au Brésil

A l’heure où le surf mondial subit une petite révolution, où Kelly Slater démontre une fois de plus sa suprématie, où des aerialistes se retrouvent aux avant-postes et où la jeune garde est plus que prête à en démordre, c’est un tout autre développement qui intéresse Surfrider : celui des contests durables ! A San Francisco, Rip Curl a d’ailleurs récemment fait preuve d’innovation dans ce domaine.

Depuis plusieurs années Surfrider Foundation Brasil travaille sur la gestion durable d’évènements comme les compétitions de surf. L’année dernière ils ont développé un programme autour du circuit des compétitions professionnelles au Brésil.

L’objectif du programme Brasil Surf Pro est de limiter le plus possible l’impact des compétitions de surf sur l’environnement mais c’est aussi l’opportunité de sensibiliser les participants aux diverses menaces qui pèsent sur le littoral et les océans, tout en promouvant l’adoption d’une consommation durable.

Ne pas laisser de trace

Pour ce faire des mesures simples ont été mises en place. Une des priorités est l’interdiction de toute trace de plastique durant ces compétitions. Des mugs individuels sont distribués à tous les participants afin d’éviter l’utilisation de gobelets en plastique, des poubelles de tri sont disséminées un peu partout autour de la compétition, des sacs en papier recyclables sont utilisés ou encore les trophées remis aux vainqueurs sont entièrement faits en matériaux recyclables.

Une sensibilisation aux problématiques environnementales

Au cours de ces évènements, Brasil Surf Pro souhaite sensibiliser les personnes présentes aux problématiques environnementales et en particulier concernant le problème mondial du plastique et de ses conséquences sur les océans. C’est aussi l’occasion de présenter les campagnes de Surfrider Brasil. Des activités ludiques sont organisées, notamment avec les enfants (ateliers de collage et peinture, courses durant lesquelles ils doivent déposer « des déchets » dans les bonnes poubelles de recyclages…). L’accent est mis sur l’importance du recyclage que chacun doit adopter dans sa vie de tous les jours. Des surfeurs professionnels brésiliens ont dans ce cadre fait découvrir l’océan à des enfants des favelas.

Surfer’s code

Le passage de Brasil Surf Pro dans la région d’Ubatuba aura permis la création d’une loi régionale incitant les organisateurs de compétitions de surf à respecter : « les 10 commandements » d’organisation d’une compétition verte. En effet, les autorités locales de cette région, surprises de constater l’engouement des gens pour ce programme et surtout par la qualité de celui-ci, ont demandé à Brasil Surf Pro d’établir des critères d’organisation durable. Plusieurs personnes dont des surfeurs professionnels ont participé à la rédaction de ce document. Les surfeurs eux-mêmes s’engagent en signant « la charte des surfeurs durables ».

L’objectif est maintenant de créer une législation au niveau national et surtout de continuer à développer leurs relations avec les médias. Pour cela, Brasil Surf Pro organise notamment une formation auprès de l’équipe organisatrice d’une compétition afin que chacun puisse répondre au mieux dans le cas où l’évènement serait médiatisé.

Les compétitions de surf sont l’occasion de sensibiliser le public à la préservation de l’environnement, il est donc primordial de limiter l’impact de tels évènements sur le milieu dans lequel elles se déroulent. Surfrider Foundation Europe s’est déjà mobilisé pour la création d’une charte limitant l’impact de ces évènements sportifs. Ce projet a abouti à l’élaboration d’une charte par la fédération française de surf intitulée « organisation responsable d’une compétition de surf ».

Charte du « surfeur vert »

1. S’occuper de ses déchets

2. Préserver la végétation naturelle de la plage

3. Mobiliser les associations de surf locales

4. Trouver un sponsor pour ce combat

5. Etre un surfeur ami de la planète

6. Etre un exemple

7. S’assurer que le fabricant de votre planche respecte des critères éco-durable

8. Etre un « surfeur vert »

9. Pratiquer le tourisme durable

10. Provoquer et multiplier cette prise de conscience planétaire auprès de ses amis et de sa famille. Faire partie de ce courant

 

Les dix règles à l’attention des organisateurs de compétitions durables

1. Comptabiliser ses émissions de gaz à effet de serre et neutraliser-les , de préférence avec la plantation d’arbres régionaux

2. Utiliser autant que possible des biocarburants et des énergies renouvelables

3. Préserver la végétation de la plage

4. Réduire ou éliminer l’utilisation de gobelets et de bouteilles en plastique

5. Trier et recycler les déchets

6. Prioriser l’achat de produits et de services locaux

7. Exiger une preuve de la bonne prise en charge des déchets de toilettes chimiques et des conteneurs à ordure

8. Organiser des activités éducatives durant ces compétitions et favoriser l’intégration sociale

9. Utiliser des produits de nettoyage biodégradables

10. Laisser la plage plus propre que vous l’avez trouvé

Emilie Chavaroche, Rédactrice Environnement

Total condamné à une amende de 300 000 euros dans l’affaire de la Raffinerie de Donges

Le Tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a rendu son verdict, ce mardi 17 Janvier 2012, dans l’affaire de la Raffinerie de Donges, et a condamné la société Total Raffinage Marketing à une amende de 300 000 euros pour déversement de fioul-soute « dans les eaux souterraines superficielles ou de la mer » et pour rejet de cet hydrocarbure « nuisible pour le maintien  ou la consommation de la faune ou de la flore ».  Le 3ème chef d’accusation «exploitation non conforme d’une installation classée autorisée » n’a en revanche pas été retenu.

Ce verdict vient sanctionner la pollution de l’estuaire de la Loire causée suite à la fuite de 500 tonnes de fioul lourd en mars 2008 provenant d’une canalisation rouillée de la raffinerie de Donges. Surfrider Foundation Europe s’était alors constitué partie civile au côté de nombreuses associations environnementales afin de condamner et sanctionner cette nouvelle atteinte à l’environnement.

Au cours du procès qui s’est tenu les 3 et 4 Octobre 2011, le Procureur de la République avait alors requis une amende de 300 000 euros ainsi qu’une contravention de 5000 euros estimant que le risque avait été sous-estimé et que « Total n’avait jamais anticipé ce risque, qui était pourtant certain et déjà connu ». Total avait décliné tout manquement à ses obligations concernant la sécurité de la raffinerie, bien qu’un expert présent au procès ait noté certains dysfonctionnements récurrents.

Nous ne pouvons que nous réjouir de ce verdict, même si le tribunal n’a reconnu que le préjudice moral et  rejeté celui de préjudice écologique.  Pour une fois le principe de pollueur-payeur a été respecté et nous espérons que la Justice saura se montrer aussi sévère à l’avenir. 

Courir en récoltant des dons pour Surfrider !

Cette année l’Alvarum challenge semi marathon a lieu le 4 mars 2012.
Le principe : courir pour récolter des fonds à destination d’une cause solidaire.

Comment participer ?

C’est simple. Vous devez :
•    Vous inscrire sur le site et créer une page de collecte en ligne pour l’association de votre choix
•    Prévenir vos proches pour qu’ils puissent directement venir faire des dons via cette page

Chaque équipe de participants s’engage à collecter au moins 150 euros de dons (en ligne) avant la course pour l’association de son choix.

Faites comme Le baigneur, courez et récoltez des dons pour Surfrider

21 km pour lever au minimum 300 euros pour Surfrider Foundation Europe : c’est l’objectif de collecte que se fixe aujourd’hui l’équipe « Le Baigneur ».

Comment aider « Le Baigneur » dans sa course aux dons ?
Deux possibilités :
•    Joignez-vous à l’équipe et venez courir pour Surfrider le 4 Mars prochain
•    Faites un don en ligne

Tout le monde peut s’engager !
Alors toi aussi, n’hésites pas à monter ton équipe et à récolter des dons pour Surfrider !

 

Surfrider surfe sur la vague Unesco

Comment permettre une reconnaissance de la valeur des vagues et mieux les protéger ? Cette question qui était au cœur de la Global Wave Conference, pourrait trouver une réponse avec le projet de présentation d’un dossier « Vagues et Surf » à l’Unesco.

Pour pouvoir être inscrit à l’Unesco, différentes possibilités s’offrent à nous : une inscription au Patrimoine Mondial Naturel (Convention de 1972), au Patrimoine Culturel Immatériel (Convention de 2003) ou bien un dossier mixte reconnaissant un site de surf emblématique en lien avec la culture du surf.

L’inscription d’une ou plusieurs vagues au patrimoine naturel ne permettrait la protection que de certaines vagues, même si cela serait déjà en soi une victoire.

Au contraire, la reconnaissance de la pratique du surf au Patrimoine Culturel Immatériel (PCI) permettrait la valorisation et la préservation des vagues, en défendant la pratique, le milieu, et donc les vagues, serait alors protégé. Au même titre que les diverses danses et chants inscrits au Patrimoine Culturel Immatériel de l’Unesco, comme la fauconnerie, le cantu corse, et récemment la candidature de la pratique de l’escalade, la culture liée au surf et aux vagues aurait des chances d’être reconnue et acceptée.

Un projet pas si insensé

A l’origine du projet « Vagues à l’Unesco », on retrouve la conférence de Tenerife de 2010 sur la protection des vagues à laquelle Surfrider avait été invité. Tous les aspects et statuts juridiques des vagues ont alors été étudiés, ainsi que les différents modes de protection au niveau international. A part le travail d’associations comme Save the Waves et National Surfing Reserves, rien à ce niveau n’existe encore. C’est alors qu’est envisagée la possibilité d’inscrire les vagues au Patrimoine mondial de l’humanité afin de mieux les protéger.

Rien n’est fait pour l’instant, un travail de recherches a été lancé afin d’évaluer la faisabilité de ce projet, ainsi que des rencontres avec des personnes de l’Unesco et du Ministère de la Culture en France. Au vue des critères exigés par l’Unesco, un dossier axé sur la reconnaissance de la culture du surf serait pour le moment privilégié.

Label Unesco

Le PCI a pour objectif de prendre en compte l’importance subjective d’une pratique pour la communauté ou un groupe. C’est un fait, il existe une réelle culture du surf et un véritablement attachement des plages et des vagues pour les surfeurs. Mais on doit aussi aller au-delà de cette simple importance pour les surfeurs, les amoureux de la nature et des océans sont aussi concernés par la préservation de nos plages et les menaces qu’elles connaissent aujourd’hui. Que ce soit à cause de la pollution ou l’artificialisation du littoral, beaucoup de personnes sont sensibles à cette question de la préservation de la nature et donc des vagues.

Bien sûr, une inscription à l’Unesco ne signifiera pas la protection de toutes les vagues. Il s’agira d’un outil supplémentaire pour permettre la reconnaissance du surf au niveau international et ainsi peser dans les débats lorsqu’une décision prise au niveau national pourrait affecter une vague. On ne peut se passer de projets locaux menés par les différentes associations qui agissent pour la protection des vagues à travers le monde, ceux-ci doivent être poursuivis et même être développés.

 

Global Wave Conference : 1er pas vers « une collaboration internationale »

Cette conférence aura permis d’échanger avec différentes personnes travaillant sur la même problématique et ainsi partager nos expériences. Notre objectif était de rassembler les personnes et associations autour d’un même projet pour travailler tous ensemble pour la préservation des vagues. Notre projet a été bien accueilli et plusieurs des associations présentes sont prêtes à appuyer notre dossier et à y collaborer. Ce qui serait un véritable avantage, un dossier présenté par plusieurs pays aurait en effet plus de poids et donc plus de chances d’être accepté. Reste maintenant à formaliser tout cela, et répartir les rôles.

La route est longue vers l’Unesco

Nous devons maintenant définir une stratégie et sceller cette collaboration internationale. Il nous faut également bien étudier le calendrier et la procédure à suivre. Plus important, un dossier à l’Unesco pour pouvoir être reçu doit être présenté par un Etat (ou plusieurs) et non par une personne ou une association (même si elle peut appuyer le dossier par la suite, et c’est là que nous interviendrons). Il est donc nécessaire de présenter notre projet à l’Etat français et surtout qu’il accepte de porter ce projet à l’Unesco, étape que nous avons déjà entreprise en rencontrant le Ministre de la Culture en Novembre 2011.

Emilie Chavaroche, Rédactrice Environnement

Procès SDS Rain : Une amende de 750 000 euros requise

Le 22 Avril 2010, un avion de surveillance des douanes françaises constate la présence d’une pollution maritime par rejet d’hydrocarbures de 22 km de long sur 50 mètres de large dans le sillage du navire SDS Rain battant pavillon italien. Au moment des faits, le navire se trouvait à 18km des côtes marseillaises, dans les eaux territoriales françaises.

Face à cette nouvelle pollution des eaux française, Surfrider Foundation Europe s’est porté partie civile afin que l’armateur et le capitaine soient condamnés et que le principe du pollueur-payeur soit appliqué. Le procès initialement prévu en Février 2011 avait été renvoyé au 11 Janvier 2012.

Alors que le délibéré prévu pour le 15 Février 2012 décidera du sort de l’armateur italien, le Vice-Procureur, Serge Bocoviz a d’ores et déjà requis la condamnation de ce dernier ainsi qu’une amende de 750 000 euros. Retour sur le procès qui s’est tenu hier à Marseille au cours duquel, les différentes parties au procès ont pu être entendues.

8h30 : ouverture du procès et auditions des parties civiles

Surfrider était sur place le jour du procès à l’extérieur du tribunal pour une mobilisation citoyenne, mais aussi à l’intérieur, avec l’intervention de Cristina Barreau, juriste environnement, qui représentait l’association. La Ligue de protection des Oiseaux (LPO), l’Union Régionale Vie et Nature (URVN) PACA ainsi que France Nature Environnement (FNE), également parties civiles, sont intervenues au cours du procès.

11h45 : Le Vice-Procureur requiert la condamnation du SDS Rain

Le vice-Procureur de la République, pour qui « cette pollution est grave, car à proximité de nos côtes » a demandé la condamnation de l’armateur et du capitaine et a requis une amende de 750 000 euros à l’encontre du premier ainsi qu’une amende de 250 000 euros à Michele De Fina, capitaine du cargo SDS Rain. De plus il a ajouté que la justice devait pousser « les armateurs à prendre conscience des enjeux environnementaux ». Dans ce genre d’affaire la peine maximum encourue s’élève à 15 millions d’euros d’amende et 10 ans d’emprisonnement.

12h17 : C’est au tour de la défense d’exposer « ses arguments »

L’avocat de la défense a quant à lui demandé la relaxe de ses clients, soutenant qu’il ne s’agissait pas d’une pollution par hydrocarbures mais qu’il s’agissait d’eaux de lavage du pont ce à quoi, le président du tribunal a réagi, en leur demandant pourquoi dans ce cas-là « alors qu’ils étaient en train de laver le pont à l’eau, c’est à dire faire quelque chose de naturel, ils se sont arrêtés lorsque l’avion des douanes a pris contact avec eux ». En effet, l’arrêt de la pollution au moment de la prise de contact révèle un comportement délictueux. La réponse de la défense étant « que  l’on peut créer une nappe qui ressemble à une pollution mais qui n’en est pas une »…

Tous les arguments de la défense ont pu être contredits par le pilote et par Mr Cosse, expert en pollution maritime au sein des douanes. Ils se sont montrés formels sur la nature du produit rejeté. Le comportement du produit, s’étalant rapidement et formant des filaments, ainsi que la couleur et la densité de la nappe confirme sans ambigüité une pollution récente par des hydrocarbures.

12h35 : Le délibéré est annoncé pour le 15 Février 2012, l’audience est levée !

Le délibéré du procès est attendu pour le 15 Février 2012, Surfrider reste confiant quant au verdict de cette nouvelle pollution surtout au vue de la défense peu convaincante de l’avocat représentant l’armateur et le capitaine.

Emilie Chavaroche, Rédactrice Environnement


TK Bremen: mobilisation de l’antenne Morbihan

Le site de la plage de Kerminihy, où est échoué le cargo TK Bremen, est un site d’importance communautaire classé en zone Natura 2000 où de nombreuses espèces protégées ainsi que leurs habitats ont été recensés.

L’échouement du navire a entraîné une pollution significative par hydrocarbure sur toute la zone classée ainsi que dans la ria d’Etel. Si une partie importante de la nappe de pétrole a été piégée par les dispositifs mis en place, l’impact sur le milieu sur un large périmètre autour de l’accident ne peut être qualifié de « micro-pollution » tel que ce fut le cas par Madame la Ministre Kosciusko- Morizet.

Nous n’avons à l’heure actuelle que peu d’informations sur son déroulement alors même que des demandes ont été faites ces dernières semaines.

C’est pourquoi nous nous associons au collectif « TK Bremen Vigilance citoyenne » pour réclamer une information transparente et accessible par tous et en particulier des réponses précises aux questions suivantes :

  • Quelles sont les mesures de protection de l’environnement mises en place à l’heure actuelle, notamment en ce qui concerne la limitation de fuite des particules polluantes dans l’environnement ?
  • Quelles sont les mesures compensatoires prévues après le chantier (remise en état du site, …)?
  • Nous souhaiterions savoir si un suivi environnemental des différents polluants présents sur le chantier (hydrocarbures, amiante, métaux lourds,…) a été mis en place afin de surveiller leur dispersion dans l’environnement et d’évaluer leur impact sur la santé des usagers.

L’antenne Surfrider Morbihan organise donc une réunion ouverte à tous les bénévoles ou sympathisants, le mardi 07 février à 20h au Palais des Arts et des Congrès de Vannes.

Pour vous y inscrire : http://WWW.doodle.com/kbuh6ax59r7xtnts

L’équipe Surfrider Morbihan